Par PV-Magazine. Des chercheurs norvégiens ont utilisé une approche annuelle de la durée de vie des panneaux solaires, tenant compte de l’effet combiné de la température, de l’humidité et du rayonnement ultraviolet, pour évaluer le taux de dégradation de modules polycristallins ayant un coefficient de température de -0,43 %, montés avec une inclinaison d’environ 10 degrés et situés dans l’est de la Norvège. Ils ont constaté que ces modules se dégradent dans une fourchette de 0,1 à 0,19 % par an, soit 0,4 % de moins que les panneaux fonctionnant sous d’autres climats.

durée de vie des panneaux solaires
durée de vie des panneaux solaires

Les modules photovoltaïques en silicium cristallin fonctionnant dans les climats nordiques ont une durée de vie des panneaux solaires se dégradent moins que les panneaux utilisés sous d’autres latitudes et climats, selon une étude récente menée par l’Institut de technologie énergétique de l’Université d’Oslo.

Les scientifiques norvégiens ont analysé les performances d’un système PV commercial de 370 kW basé sur des modules polycristallins avec un coefficient de température de -0,43 %, montés avec une inclinaison d’environ 10 degrés, et situé dans l’est de la Norvège. Les données de production et les données environnementales ont été mesurées à intervalles de cinq minutes sur une période de cinq ans entre janvier 2015 et décembre 2019. Le système photovoltaïque avait commencé son exploitation commerciale en septembre 2014.

Les chercheurs ont adopté une approche annuelle et ont calculé le taux de dégradation des modules en comparant leurs performances avec celles de la même période un an plus tôt. Les données de mesure manquaient toutefois pour une période de cinq mois en 2018, ce qui rendait les données de 2017 et 2019 moins utiles. “Comme on compare la performance du système à la même période de l’année, la méthode est robuste face à la saisonnalité causée par l’angle d’incidence (AOI) et les pertes de spectre, ainsi que les pertes dues à l’encrassement”, expliquent-ils. “La métrique de la performance du système est basée sur l’indice de performance de la puissance (PI), défini comme la puissance mesurée divisée par la puissance attendue.”

Le modèle inclut l’effet combiné de la température, de l’humidité et de l’irradiation ultraviolette. Grâce à ces mesures, les universitaires ont constaté que les modules solaires se dégradaient dans une fourchette de 0,1 à 0,19 % par an, ce qui est à comparer au taux de dégradation mondial de 0,5 à 0,6 % par an. “Le fait de pouvoir établir que les taux de dégradation dans les pays nordiques sont plus faibles que ce que l’on suppose généralement, influencera le LCOE [coût énergétique moyen] et la vitesse à laquelle le déploiement de l’énergie photovoltaïque s’accélérera dans les pays nordiques et les climats similaires”, concluent les scientifiques.