La commune du Perray en Yvelines dans les Yvelines a mis en place un cadastre solaire

cadastre solaire les Yvelines
cadastre solaire les Yvelines

Cette initiative dans les Yvelines est à rattacher à une série d’autres initiatives. Le cadastre solaire est une cartographie à très grande échelle du potentiel solaire d’une région. Cette cartographie, généralement financée par une collectivité locale, est ensuite mise à disposition du public à l’aide d’un outil SIG, en vue d’informer ce dernier sur le potentiel solaire des bâtiments, et de connaître ainsi la rentabilité énergétique et donc économique de la pose d’un système solaire thermique ou photovoltaïque.

Les territoires comme les Yvelines ont besoin aujourd’hui d’offrir aux habitants et aux professionnels un moyen simple et efficace pour évaluer le potentiel solaire de leurs toitures et surfaces de parkings.

Le cadastre solaire est un outil qui s’intègre parfaitement à un plan d’action de développement des énergies renouvelables dans les Yvelines comme ailleurs

Le cadastre solaire est aussi un outil particulièrement utile pour stimuler le développement de centrales villageoises ou citoyennes.

L’idée de recenser cartographiquement le potentiel solaire d’une région est tout d’abord expérimentée dans le pays germaniques1, sous le nom de Solarkataster. De très nombreuses collectivités allemandes, suisses et autrichiennes (villes, cantons, régions, Länder) disposent d’une telle cartographie2.

C’est en 2011 que la France commence à s’intéresser au potentiel du cadastre solaire en termes de communication vis-à-vis des propriétaires, en vue de décider ceux qui disposent d’un potentiel solaire élevé à installer des équipements solaires thermiques ou photovoltaïques. L’APUR publie en juin 2013 le cadastre solaire de la ville de Paris1. En effet, dans le cadre des élections municipales de 2008Bertrand Delanoë s’était engagé à ce que la capitale soit dotée de 200 000 m2 de panneaux solaires en 2014 ; seuls 20 600 m2 sont posés et 10 000 m2 prévus aux deux tiers de la mandature, en avril 20123. À la mi-2013, la surface équipée à 27 000 m2, ce qui correspond à moins d’1‰ des 31 millions de mètres carrés de toiture de Paris4. La publication en ligne du cadastre solaire répond donc à une logique d’information en vue de la relance de l’investissement privé3.

D’après Celia Blauel, conseillère d’arrondissement du 14e arrondissement chargée des dossiers de développement durable, cette cartographie permet par exemple de constater que, sur les cent vingt hectares environ occupées par les chaussées du périphérique, environ vingt, situés à l’est et à l’ouest, seraient des zones bien placées pour l’implantation de capteurs solaires5.

La Métropole de Lyon s’est également lancée dans la production d’un cadastre solaire ; dans un premier temps, le rendu a été effectué uniquement sur le quartier Sainte-Blandine, au sud du 2e arrondissement ; les informations sont présentées avec un affichage de plusieurs paramètres : surface du toit, type de toiture, orientation, puissance pouvant être installée et production annuelle possible. Le but est d’étendre la zone couverte à l’ensemble du territoire de la Métropole6. Le cadastre solaire est parfois déployé dans des zones beaucoup plus rurales, comme à Avignon-lès-Saint-Claude et Morez, où le cadastre solaire a été réalisé par le Parc naturel régional du Haut-Jura7.

En mars 2016, la ville d’Annecy a publié son cadastre solaire8, qui couvre l’ensemble des toitures de la Ville (16 km2 dont près de 2,6 km2 de toitures), ainsi que les parkings les plus importants. Les calculs de potentiel solaire ont été réalisés grâce à l’outil Archelios MAP9 et le cadastre solaire est disponible sur le géoportail d’Annecy10. Le potentiel solaire est indiqué avec un code de 6 couleurs. Chaque toiture est cliquable et permet d’accéder à une fiche détaillée.

En mai 2016, Brest Métropole a publié son cadastre solaire8, qui couvre près 350 000 pans de toiture (plus de 5 m2), couvrant toute la Métropole. L’outil en ligne11, avec 4 codes couleurs, permet de sélectionner directement un pan de toiture. Ce cadastre, informatif, renvoie vers Tinergie12, guichet unique de rénovation de l’habitat où des conseillers peuvent évaluer le productible théorique et conseiller sur les démarches à suivre, en plus de conseils sur les actions d’efficacité énergétique.

En mars 2016, la ville de Bordeaux a publié son cadastre solaire13, qui couvre l’ensemble des toitures de la Ville (plus d’un million d’éléments graphiques sur un territoire de 50 km2). Les calculs de potentiel solaire ont été réalisés grâce à l’outil Archelios MAP9 et le cadastre solaire est disponible sur l’application Plan Bordeaux14. Le potentiel solaire est indiqué avec un code de 6 couleurs. Chaque toiture est cliquable et permet d’accéder à une fiche détaillée.

Le 28 octobre 2016,  le pays de Rhin-Vignoble Grand Ballon a publié son cadastre solaire15 qui couvre l’ensemble des toitures des 35 communes. Les informations sont présentées avec un affichage de plusieurs paramètres : hauteur de la toiture, altitude, emprise au sol et potentiel solaire (en kWh/m&/an). Ce cadastre, informatif, renvoie vers In Sun We Trust16, startup mettant à disposition cet outil.

Le 25 octobre 201617, c’est au tour de Nantes Métropole de dévoiler son cadastre solaire18. Grâce aux données de l’Institut Géographique National19 (IGN), aux relevés de Météo France, et aux algorithmes développés par MINES ParisTech20, le cadastre permet de déterminer le nombre optimal de panneaux solaire à installer, le coût et le retour sur investissement. Grâce à cet outil21, il est alors possible de visualiser l’irradiation de chaque m² de la toiture via des pastilles avec des dégradés de jaune.

En février 201822Saint-Étienne Métropole a publié son cadastre solaire23. Depuis juin 2018, ce cadastre solaire est étendu à toute la Loire24. Ce cadastre, informatif, a été réalisé par In Sun We Trust16, start-up mettant à disposition cet outil.

Les collectivités impliquées dans ce projet solaire sont les suivantes : Saint-Étienne la métropole, l’agglomération du Roannais, l’agglomération Loire-Forez, la communauté de communes Forez Est, la communauté de communes Charlieu-Belmont, la communauté de communes des Monts du Pilat, la communauté de communes du Pilat Rhodanien, la communauté de communes des Vals d’Aix et Isable, la communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône, et enfin la communauté de communes du Pays d’Urfé ainsi que les Yvelines

En janvier 201825, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme a publié son cadastre solaire26, financé à 80 % dans le cadre de l’appel à projets TEPCV, un dispositif porté par le ministère de la Transition écologique et solidaire. « C’est un outil intelligent et astucieux. Nous voulons faire de la sensibilisation et donner envie aux gens de franchir le pas [installer des panneaux solaires] », explique Dominique Giron, vice-présidente du Conseil départemental chargée de l’innovation, de la transition énergétique, du numérique et du tourisme.

L’Eurométropole de Strasbourg s’est engagée dans une démarche de transition énergétique ambitieuse. Elle vise, en effet, à atteindre l’objectif « 100 % d’énergies renouvelables en 2050». Pour y parvenir, Strasbourg Eurométropole a publié en mai 201827 son cadastre solaire28. La réalisation de cette plateforme s’inscrit au sein du programme Climaxion, une collaboration entre l’ADEME et la Région Grand Est pour la transition énergétique et l’économie circulaire.