Le calepinage consiste à optimiser l’installation d’un kit autoconsommation photovoltaïque qui s’apparente aux kits solaires qu’on a vu fleurir sur les toitures depuis une dizaine d’années:

  • 6 à 10 panneaux solaires.
  • un ensemble de câbles et boitiers électroniques dont essentiellement les « onduleurs » (transformateurs de courant continu des panneaux vers le courant alternatif du domicile).

Si on entre dans le détail, ces composants ont bien évolué :

  • La puissance des panneaux a presque doublé depuis le début des années 2010.
  • Les onduleurs sont devenus «micro» et permettent à un (bon) bricoleur de travailler en courant alternatif sans risque. L’autoinstallation des kits solaires en autoconsommation est de plus en plus fréquente.

Le calepinage consiste à définir l’orientation des modules photovoltaïques sur le toit (portrait ou paysage) et à calculer le nombre de modules à disposer afin d’en tirer la meilleure puissance. Cette étape permet d’obtenir une disposition optimale des modules photovoltaïques et ainsi de récupérer le maximum d’énergie.

Calepinage photovoltaique
Calepinage photovoltaique

Pour ce faire, il faudra disposer des dimensions des panneaux photovoltaïques et du toit, de l’espacement nécessaire entre les modules (de l’ordre de 2 cm) et des espacements minimaux à respecter entre les panneaux et les bords du toit pour assurer l’étanchéité de la toiture et la sécurité électrique.

Les panneaux photovoltaïques sont capables de créer un courant électrique grâce à l’énergie qu’ils reçoivent du soleil. Mais il y a des critères à respecter pour l’installation des panneaux photovoltaiques.

Les modules photovoltaïques peuvent être reliés entre eux électriquement de deux manières: en série ou en parallèle. Il faudra choisir la configuration par rapport aux dimensions du toit, à son exposition et à la présence d’éléments masquant tels que des arbres.

Lorsque deux modules sont placés en série, si l’un des deux tombe en panne le deuxième ne fonctionnera plus. En effet, ils sont placés tous les deux sur une même ligne conductrice du courant et l’arrêt d’un module force l’arrêt des autres modules placés en série.

C’est pour éviter ces effets en chaine qu’il existe la configuration en parallèle. Dans ce cas, l’arrêt d’un module n’a pas d’impact sur les autres modules placés en parallèle. Cette disposition électrique a toute son importance lorsqu’il y a des risques de zones d’ombre sur les panneaux. En effet, une zone d’ombre sur un module diminue son rendement puisqu’il reçoit moins de soleil. Et surtout l’ombre impactera tous les modules placés en série. C’est une situation à éviter car le rendement de l’installation photovoltaïque sera bien moins bon si une partie des panneaux est occultée.