Des panneaux solaires sur les toits des particuliers en Chevreuse

David Dornbusch/ mai 9, 2019/ Vertsun actualité

Par Le Parisien. Le parc naturel régional de Chevreuse appelle aux particuliers, collectivités et entreprises pour créer une unité de production d’électricité solaire.

Le parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse en appelle aux bonnes volontés pour accueillir des panneaux solaires sur les toits. LP/N.S.

Cela vous dirait de produire de l’électricité ? C’est en somme la question que posera le Parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse mercredi soir aux participants d’une réunion publique qui se tiendra à Magny-les-Hameaux*. Le PNR souhaite ainsi se lancer dans la création de centrales photovoltaïques citoyennes. En clair, il s’agit d’étudier les possibilités d’installer des panneaux solaires sur le toit d’un particulier, d’une entreprise ou d’un bâtiment public appartenant à une collectivité locale.

Le projet est soutenu par les associations EnerCitY78 (Energie citoyenne des Yvelines), Énergie Partagée, qui accompagne déjà une vingtaine de projets de ce type en Ile-de-France, et l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le PNR souhaite apporter sa contribution à « l’objectif ambitieux de porter la part des énergies renouvelables à 40 % de la consommation régionale d’ici 2030. »

En Chevreuse comme ailleurs Le concept de “territoires d’autoconsommation” centré principalement sur les zones pavillonnaires des territoires urbains vise à fournir aux maires et leurs équipes municipales une boite à outil d’idées et de mesures potentielles pour développer un climat favorable visant à aider, conseiller et apporter un support aux habitants souhaitant devenir autoconsommateurs.

Photovoltaique en Chevreuse

Photovoltaique en Chevreuse

Que contient cette boite à outils, de façon non exclusive:

  • des outils de communication autour de la volonté municipale de développer les circuits courts en particulier dans le domaine de l’énergie, autour de l’énergie photovoltaïque utilisé en mode autoconsommation (cadre technique et légale). Impliquer le maximum de citoyens, non seulement les personnes motivées mais aussi celles qui peuvent être plus éloignées de ce type de problématique, parfois réticentes devant ce type d’installation sur leur domicile.

  • le possible support aux habitants d’un employé municipal (ou issu d’un partenaire voir ci-après) en termes de conseil, orientation, permettant d’aller au-delà des outils informatiques (cadastres solaires)

  • une clarification des engagements en termes d’urbanisme ; identification des zones urbaines dans lesquels aucun risque (zone classée, ZPPAUP etc) n’est à craindre vis à vis des déclarations de travaux, démarches claires et mises en avant sur la réception des demandes d’autorisations de travaux. Pour les zones potentiellement plus problématiques, travail éventuel sur le PLU, ou mode d’installation (au sol) recommandé. Identifier les obstacles d’ordre technique, urbanistique mais aussi architectural émergent et comment les surmonter.

  • sans restreindre la liberté du commerce, possible identification et ou recommandation de professionnels. Aide à la relecture des devis, à la vérification des références professionnelles, à l’éventuelle réception des installations. Identification de « moutons noirs » (professionnels de la vente de crédits par exemple) à la réputation douteuse.

  • cadastres solaires « vivants » : de nombreux territoires se dotent actuellement d’interface en ligne permettant à tout un chacun d’estimer le potentiel solaire de sa toiture. Ce service web, aussi appelé « cadastre solaire » présente de nombreuses limites telles que son coût (développement, maintenance, etc.), sa faible portée car souvent non adossée à une communication efficace et pérenne, son manque de pédagogie, l’absence de conseil et d’accompagnement pour passer à l’acte, son caractère limitant du fait qu’il ne considère souvent que les toitures. Une autre approche consiste alors, à l’image des thermographie aériennes, à établir une cartographie du gisement solaire du territoire tenant compte de l’ensemble de ses contraintes (environnementales, architecturales, urbanistiques, etc.). Une fois réalisée, cette cartographie peut certes être mise très simplement en consultation en ligne mais doit surtout être proposée et expliquée aux services et aux associations locales afin d’en faire un outil d’animation locale (organisation de soirées, petits-déjeuners de présentation, mêlant institutionnels, particuliers et professionnels). Véritable outil de sensibilisation et d’émergence de projets, cette cartographie doit permettre de donner envie très simplement, de créer du lien local et d’engager un processus encadré et fléché. D’un coût modeste, cette approche laisse beaucoup de place à la mobilisation locale, à la visibilité politique, à l’échange.

  • soutien à la création d’associations citoyennes etc. : 270 projets d’énergie citoyenne ont vu le jour ou sont en cours de construction aujourd’hui en France. Des fermes solaires, des parcs éoliens, des projets de méthanisation ou de géothermie. Ces projets sont portés par des collectifs d’habitants et accompagnés par des investisseurs particuliers, tous soucieux de promouvoir les énergies renouvelables en France. Sur les 270 projets d’énergie citoyennes en France, 50 sont dans l’éolien, cinq dans la méthanisation, deux autres encore explorent la piste de la géothermie, un mode de chauffage naturel.

  • eventuelles subventions (sur le modele des subventions à l’acquisition de velos electriques) Nous ne recommandons pas nécessairement les aides financières qui ont plutôt tendance à pervertir le marché en facilitant le discours de certains commerciaux ou à le modifier artificiellement. Pour autant il faut noter qu’aujourd’hui les mesures étatiques sont les mêmes sur tout le territoire sans tenir compte en particulier des différences considérables d’ensoleillement. Envisager un soutien régional pour un développement réparti sur l’ensemble du territoire permettant d’atteindre une rentabilité suffisante dans le Nord par exemple peut faire partie de la réflexion.

  • La mise en place de systèmes d’autoconsommation sur les batiments municipaux est un sujet parallele, qui peut ou non faire partie de la reflexion. Notons que le cadre actuel de « l’autoconsommation collective » ne permet malheureusement pas d’envisager aujourd’hui de redistribuer une partie de l’électricité produite (sur les toits d’école le samedi par exemple) vers les habitants voisins. Un jour cela viendra