Les principaux représentants du gouvernement français se sont ralliés à un programme visant à encourager la fabrication de panneaux francais photovoltaïques, aidant ainsi l’Europe à conquérir la domination de l’Asie.

L’administration d’Emmanuel Macron s’est récemment engagée à utiliser la politique et la recherche pour créer des «champions de l’innovation» en amont dans les 10 prochaines années, alimentant ainsi la résurgence à l’échelle européenne avec l’aide du secteur privé.

L’accord, signé par les ministres Bruno Le Maire (Économie) et François Le Rugy (Environnement), permettra au gouvernement de légiférer et de faire pression pour que les règles françaises et européennes libèrent des investissements à grande échelle dans la fabrication de systèmes de panneaux francais photovoltaïques.

Des acteurs du secteur, dont EDF (qui assumera le rôle de responsable du système), mais aussi le CEA, et les fabricants de panneaux francais PhotoWatt, Armor, Total, Engom, Recom-Solar, Dualsun, Systovi, Voltec Solar, Araymond, Cyleone, SER, participeront à cette initiative. ADEME, DGEC et DGE.

 

panneaux francais
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Les entreprises et les associations apporteront leur contribution en partageant les connaissances sur les tendances du marché et en cartographiant les technologies perturbatrices. Le secteur contribuera également à resserrer les liens entre les instituts de recherche français PV – IPVF et INES – et au niveau européen via le Conseil européen de la fabrication de produits solaires (ESMC).

Un plan pour lutter contre la dépendance

Les panneaux francais sont l’une des nombreuses industries que la France s’engage à promouvoir dans son projet de «réindustrialisation», qui vise également le stockage d’énergie des batteries (voir ci-dessous), les bâtiments économes en énergie, l’énergie éolienne en mer, la chaleur renouvelable, etc.

Le document de 44 pages met en garde sur l’ampleur du défi auquel sont confrontés les fabricants de panneaux photovoltaïques en Europe, toujours aux prises avec la suppression des droits de douane de l’UE pour les importations chinoises en septembre dernier. Selon le plan, le continent risque de devenir encore plus dépendant si la désindustrialisation de ces dernières années se poursuit rapidement.

«En 2001, cinq des dix plus grands fabricants de panneaux solaires au monde étaient européens», note la feuille de route du gouvernement. “L’année dernière, 90% des leaders étaient asiatiques, alors que les noms européens étaient complètement absents de la liste.”

Le document tente de convaincre la France de mener le retour de l’Europe. Un écosystème solide de fabricants, une R & D de haute qualité et l’un des systèmes d’énergie à faible émission de carbone «parmi les plus compétitifs au monde» font partie des atouts du pays, a déclaré le gouvernement.

Des références sont également faites aux «fortes ambitions» de la France en aval. À 8,4 GW, le pays a pris le retard sur l’Allemagne et l’Italie en termes de capacité photovoltaïque mais souhaite porter ce chiffre à 35-45 GW d’ici 2028, ce qui en ferait la source d’énergie renouvelable la plus importante cette année la.

Les fabricants de panneaux francais marchent pour un avenir post-MIP

Au-delà de la France, dans l’ensemble du paysage européen, les fabricants de panneaux francais photovoltaïques affinent également leurs stratégies alors qu’ils s’efforcent de se remettre de la débâcle du MIP.

L’organisme européen ESMC a été créé l’année dernière pour représenter l’ensemble de la chaîne de valeur – sa liste de supporters a été dévoilée récemment -, tandis que l’association existante SolarPower Europe a placé la réindustrialisation au centre de ses efforts de lobbying pour le nouveau mandat européen.

La feuille de route de la France prévoit une poussée sur une autre industrie clé du succès de l’énergie solaire photovoltaïque. Au cours des cinq prochaines années, le pays s’emploiera à former cinq à sept spécialistes français du stockage de l’énergie des piles, qui ont connu un grand succès, des fabricants de cellules et des électrolytes aux recycleurs.

Le programme va dans le même sens que l’initiative de fabrication de panneaux photovoltaïques. L’État créera un cadre législatif favorable et un environnement universitaire favorable, tandis que les acteurs de l’industrie – TOTAL / SAFT, EDF, Forsee Power, RTE et d’autres – établiront des partenariats et proposeront des projets de R & D.

Selon le plan français, des efforts tels que l’UE Battery Alliance sont essentiels pour empêcher le continent asiatique de capturer sa demande de batteries interne, alors que les énergies renouvelables et le chargement de véhicules électriques sont en ligne. “Si une course mondiale commençait maintenant, elle se jouerait principalement en Asie”, prévient le document.