Quel stockage associé à l’autoconsommation

David Dornbusch/ mars 14, 2019/ Vertsun Le Blog

Comment améliorer la rentabilité de l’autoconsommation. Une étude allemande montre que en Allemagne la rentabilité est fortement liée a la taille de l’installation. La rentabilité est aussi fortement liée au stockage. Le stockage stationnaire résidentiel, en France, pose encore de réelles questions de performance, de sécurité et de rentabilité. MyLight Systems, en partenariat avec la start-up BCM qui travaille sur la gestion des electrons, apporte sa solution : MySmartBattery, une batterie 100% verte, 100% connectée et surtout 100% innovante. Bienvenue dans le nouveau monde de la batterie dématérialisée !

Mettre en adéquation consommation et production solaire, tel est l’enjeu de la performance et de la rentabilité des installations résidentielles en autoconsommation solaire. C’est ainsi, le soleil brille quand la famille vaque à ses occupations diurnes à l’extérieur du domicile. MyLight Systems innove depuis cinq ans pour répondre à cette problématique, avec la troisième génération de son algorithme Greenplay dont les performances ont été confirmées lors d’un travail en collaboration avec RtE Lab. Résultats : en moyenne, les quelques 5 000 clients de MyLight Systems consomment 70% de leur électricité solaire autoproduite via des centrales de 3,1 kWc, là encore une moyenne. Une performance déjà remarquable !

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Rentabilité Production renouvelable

La batterie stationnaire reste vide les six mois d’hiver

Mais MyLight Systems veut aller plus loin encore et relève aujourd’hui le deuxième défi de l’autoconsommation solaire : comment stocker efficacement son surplus de production ? Et Ondine Suavet, la fondatrice et PDG de l’entreprise de dresser cet implacable constat. « Les statistiques sont là. La moyenne française de consommation d’électricité en pavillon s’élève à 9000 kWh par an. De novembre à avril, nos foyers ne génèrent aucun surplus, la batterie est donc vide six mois par an. Deuxième constat : à partir du mois de mai, la production s’élève à 20 kWh par jour alors que le chauffage s’arrête. Même avec le stockage de chaleur (chauffe-eau), la consommation tourne autour de 10 kWh par jour.

La batterie stationnaire peut alors jouer son rôle. Mais lors des absences des ponts de mai ou des vacances d’été, la batterie ne se vide pas et l’énergie produite en sus est bel et bien perdue. Entre hiver et été, on le voit la rentabilité d’une batterie physique est loin d’être acquise. Cette situation génère une vraie déception chez le client, à l’instar de ceux qui promettent l’autonomie. Cessons de mentir et de faire des promesses illusoires, tournons nous vers les clients et leurs aspirations, en toute transparence !  » assure Ondine Suavet (photo). Suite à cette analyse sans concession, Ondine Suavet est partie à la rencontre du catalan Albert Codinach (à gauche sur la photo), fondateur et patron de la start-up lyonnaise BCM, un agrégateur d’énergies 100% renouvelables qui emploie plus de quarante salariés. Avec une idée derrière la tête : pourquoi ne pas conserver le surplus d’électricité produite en journée dans le cloud avant de la réinjecter le soir ou en plein mois de novembre ?

120 GWh d’énergie verte par an de capacité

Ainsi est né le concept de MySmart Battery, un outil intelligent de gestion dynamique de la demande, fruit des technologies du numérique. MyLight System propose ainsi quelques centaines de kW de stockage dématérialisé par tranche de 100 kW à ses clients. « MySmart Battery sera toujours couplée avec notre coffret MyLight de maîtrise de la demande dans une démarche d’économies d’énergie. Nous pouvons ainsi fournir une puissance infinie mais le but n’est pas non plus de cumuler des kWh mais bien d’optimiser au mieux sa production solaire » poursuit la jeune start-upeuse. Du côté de BCM qui partage désormais les fichiers clients de MyLight System, l’offre commerciale est d’ores et déjà en place moyennant un abonnement de 2 € HT par mois.

« Avec MyLightSystem, nous avons mis en place une sorte de troc d’électrons. Nous intégrons les électrons solaires des clients de MyLight au réseau pour les distribuer à nos clients rattachés via notre périmètre d’équilibre. Pour les clients en autoconsommation solaire de MyLight, nous allons chercher plus d’électrons le soir ou l’hiver notamment grâce à nos 20 MW de capacité hydroélectrique mais aussi nos capacités dans la biomasse et l’éolien soit 120 GWh de production par an au total » précise Albert Codinach.

Il est important de préciser que l’offre de BCM via la marque Planète Oui est une offre renouvelable de A à Z, 100% verte. « Nous avons une vraie démarche d’électricité verte. Nous proposons même des offres en temps réel. Nous amenons de la capacité aux clients de MyLight System. C’est notre job » poursuit le chef d’entreprise. Dans ce contexte, le réseau public prend toute sa place. Et Ondine Suavet de se poser en défenseuse du réseau à travers un message fort : « Le réseau est un bien précieux, il faut le garder, l’entretenir, le protéger » lance-t-elle. Il est en effet l’un des maillons fort de MySmartBattery. Avec cette nouvelle offre commerciale, MyLightSystem espère, pour l’année 2019, atteindre les 10 000 clients soit doubler son fonds de commerce actuel.